aqueduc m. — ouvrage maçonné traversant la voie ferrée en souterrain, d’une largeur de 0,60 m à 1,00 m destiné à laisser le passage à un ruisseau (cf. vers le PN 39).
arrêt m. — ce terme désigne un bâtiment construit comme une maison de garde-barrière. L’arrêt est ouvert au services des voyageurs et des colis de petite vitesse. Il n’y a pas de voie d’évitement.
avertissement (signal d’) m. en signalisation mécanique losange jaune, correspond au feu jaune fixe, commande au mécanicien de pouvoir s'arrêter avant le signal suivant (vers gare d'Oloron au PN 33).
ballast m. — lit de pierres concassées servant d’assise aux traverses d’une voie ferrée.
ballastage m. — action de placer du ballast sous les traverses d’une voie ferrée.
bifurcation f., jonction f., embranchement m., raccordement m. — il s’agit de l’endroit où deux lignes se rejoignent ou se séparent selon le sens de circulation (cf. embranchement de l'usine Messier à Bidos).
bourreuse f. — le terme exact est bourreuse-dresseuse-autoniveleuse, les machines modernes remplissent ces trois fonctions (ce qui n'était pas le cas des premières machines) est un engin servant au « réglage » du ballast sous les traverses par compactage. Le 14 mai 2008, une bourreuse travaillait à gabarit réduit en gare d'Oloron.
butoir m. — autre nom donné à un heurtoir.
carré m. — signal d’obligation d’arrêt pour un train.
caténaire f. — système de suspension du fil d’alimentation électrique des automotrices, locomotives ou tramways (appelé fil de contact).
château d’eau m. — réserve d'eau pour alimenter les chaudières, désormais en voie de désuétude. La station de Bedous conserve la maçonnerie d'un château d'eau dont le réservoir a disparu. La ligne Pau--Bedous était ouverte bien avant le Canfranc.
cloche électrique f. — la cloche électrique d’annonce, ici (à Sarrance) de type « pigeonnier », permettait, par un jeu de déclenchement, d’annoncer l’arrivée d’un train ; le timbre de la sonnerie était différente selon la direction d’où venait le train. Ce type de cloche comporte un relais de batteries en cas de coupure de courant.
cœur m. élément métallique central et fixe d’un aiguillage.
console f. — dispositif de suspension de la caténaire.
contre-rail m. — rail disposé en parallèle au rail de circulation afin de maintenir le parallélisme des voies dans une zone sensible (aiguillage, pont ou viaduc en courbe serrée, passages à niveau pour maintenir le platelage*).
convoi f. ensemble de voitures ou wagons tracté par un véhicule de traction.
coussinet m. — pièce de fonte ou d’acier fixée sur la traverse par des tire-fonds et destinée à recevoir le rail à double champignon.
crapaud m. — pièce métallique incurvée permettant de fixer la voie (Bidos, autre dispositif croquis).
crocodile m. — appareil placé entre les voies et permettant de relier un signal et capté par une brosse située sous la locomotive.
disque D ou d'arrêt différé m. — le disque rouge commande au mécanicien de passer en marche à vue aussitôt que possible, et de marquer l'arrêt au premier signal ou aiguillage rencontré (Oloron, à 1500 m du BV).
draisine f. — Une draisine est un véhicule ferroviaire léger, automoteur, généralement utilisé pour le service : inspection des lignes, transport de matériel de chantier. Il existe des draisines de chantier de plusieurs tonnes mais aussi de minuscules chariots qui peuvent être ôtés de la voie sur place en cas de besoin (cf. la draisine d'agrément d'Urdos).
écartement m. — L'écartement des rails est la distance séparant le flanc interne des deux files de rails d’une voie ferrée. L'écartement standard (UIC) est de 1,435 m et représente 60 % de tous les réseaux du monde. L'écartement ibérique (Espagne et Portugal) est de 1,668 m. Pour la continuité avec l'Europe, les Espagnols utilisent le double écartement, en particulier au sud de Huesca en venant de Canfranc.
embranchement f., cf. bifurcation*
faisceau m. — groupe de voies parallèles permettant le stationnement de rames marchandises ou voyageurs.
feeder m. — câble de transport de courant, généralement soutenu par un mât de support de caténaires.
ferroutage m. — appellation de toutes les différentes techniques permettant de transporter des camions, poids lourds et/ou leurs remorques sur le rail.
fil de contact m. — fil de la caténaire alimentant les locomotives électriques.
gabarit m. — appareil de vérification et de mesure, permettant de vérifier que le véhicule ferroviaire et/ou son chargement respectent le profil extérieur maximal autorisé (cf. gare de Buzy).
gare f. — ensemble pour accueillir des voyageurs et formé d’un bâtiment, de quais et de voies de stationnement et/ou de remisage pour les trains.
gare (signal) m. — À l'approche d'une gare le panneau carré porte le mot en toutes lettres. Ici avant le tunnel du Portalet débouchant sur la gare d'Urdos.
Goya (Francisco José de Goya y Lucientes), né à Fuendetodos, près de Saragosse, le 30 mars 1746 et mort à Bordeaux 16 avril 1828, est un peintre et graveur espagnol. Il est connu pour son esprit progressiste, ses images très dures contre la guerre et l'oppression (autoportrait, 1771-1775). Son nom a été donné à la ligne Pau--Saragosse, villes qui se sont jumelées en 1970.
halte f. — à la différence de l’arrêt, le bâtiment offre des dimensions plus généreuses et comporte parfois une petite halle à marchandises séparée, ainsi que des bâtiments abritant la lampisterie et les toilettes. Il n’y a pas de voies de débord et d’évitement.
hauban m. — câble permettant de consolider et/ou de maintenir le porte - caténaire.
hélicoïdal adj. — se dit d’une rampe, d’un tunnel ou d’un viaduc, effectuant une boucle sur elle ou lui-même. La technique de la voie ferrée en hélicoïdal permet de rattraper les niveaux d’altitude en zone de fort dénivelé, en particulier en montagne (cf. Urdos).
heurtoir m. — socle d’arrêt placé en bout de voie entre les deux rails pour sécuriser la fin de la dite voie; le mot butoir est une autre appellation parfois utilisée.
homme-mort m. — technique de conduite avec volant ou pédale de vigilance (à pression répétitive rapide) permettant l’arrêt automatique de l’engin de traction en cas de défaillance humaine.
interopérabilité f. — dispositif permettant des normes communes à la circulation des trains en Europe.
jalonnement m. — matérialisation d’un parcours, des voies de chemin de fer.
jonction f., cf. bifurcation*
kilomètres/marchandises : unité de mesure des distances ferroviaires parcourues par les marchandises.
kilomètres/trains : unité de mesure des distances ferroviaires parcourues autorisées.
kilomètres/voyageurs : unité de mesure des distances ferroviaires parcourues par les voyageurs.
LM signal — correspond à la limite à ne pas dépasser pour les mouvements de manœuvre ; celui-ci annonçait la desserte de Bidos (Messier et la sous-station).
locomotive m. — engin de traction sur rail, pour tracter des convois voyageurs ou marchandises.
locotracteur m. — engin de traction utilisé principalement pour les manœuvres en gare.
lorry m. — wagonnet plat employé dans les travaux de construction de voies ferrées (cf. draisine).
nacelle de vigie f. — panier métallique suspendu sous un signal permettant l’accès de ce dernier pour sa maintenance.
NGF sigle — nivellement général de la France, repère scellé au pied d'un bâtiment indiquant l’altitude (Bedous, NGF 407).
pantographe m. — appareil à archet simple, ou double, permettant le captage du courant sous une caténaire.
pédale f. — dispositif fixé contre le rail destiné à déclencher un système à distance, comme la fermeture d’une barrière (cf. Lurbe).
pendule m. — élément de la caténaire, reliant le câble porteur et la ligne de contact, et permettant d’absorber les phénomènes vibratoires provenant du vent ou du passage d’une locomotive.
Pi picto en potence ou U inversé — annonce d'un tunnel ou d'un ouvrage d'art à gabarit réduit (au PK 251 à 500 m de la gare d'Oloron, ou sur ce dessin).
PK sigle — abréviation de point kilométrique. Les kilomètres entiers sont comptés à partir de l'origine (cf. PK 261 et borne hecto).
plaque tournante f. — dispositif circulaire pour orienter les locomotives dans le sens de la marche et/ou pour les héberger sur des voies abritées ou non par une rotonde ou une remise. Le dispositif peut être restreint à un wagon (cf. Bidos).
platelage m. — passage planchéié permettant de traverser facilement les voies pour des piétons ou des véhicules. Plaques d'acier sur le tablier d'un pont ferroviaire (t. abusif °palettage).
PN sigle — abréviation de passage à niveau : la voie ferrée croise à niveau une route ou un chemin et est souvent gardé par une maison de garde-barrière. Jadis elle était occupée par un couple, la femme ayant pour mission de fermer et ouvrir les barrières avant le passage de chaque train et le mari étant employé à l’entretien des voies. La numérotation des PN est faite selon le même principe que celui des PK en continuité de la ligne à laquelle elle est raccordée (cf. PN 50 Escot).
ponceau m. — il s’agit d’un ouvrage voûté à une seule arche, ordinairement en maçonnerie, traversant la voie ferrée en souterrain, d’une largeur minimum de 1,00 m, construit sur des ravins étroits, des fossés, ou des ruisseaux.
pont-cage m. — pont dont le tablier est une grande poutre croisillonnée. Le train passe dessus ou à l’intérieur (cf. viaduc de Sarthou). C'était le cas pour le pont de l'Estanguet détruit en 1970.
pont-rail ou passage inférieur m. — c’est la voie ferrée qui traverse une route ou un chemin en aérien.
pont-route ou passage supérieur m. — il s’agit d’une route ou d’un chemin traversant la voie ferrée en aérien (cf. Sarrance, Lurbe).
portail de tunnel m. — façade en pierre ou en ciment ornant l’entrée d’un tunnel (cf. Salet).
portique m. — poutre horizontale soutenue par des poteaux, ou appareil de levage se déplaçant sur des rails.
potence f. — portique surplombant les voies et doté de nacelles de vigie supportant une ou plusieurs signalisations.
profil en long m. — se présente sous la forme d’un plan sur lequel figurent toutes les caractéristiques techniques de la ligne : noms de communes traversées, des BV, PN, ponts-rail, ponts-route, viaducs, ponceaux, longueurs des paliers (portions plates), pentes ou déclivités (portions en descente), rampes (portions en montée), alignements (portions droites), courbes (avec indication du rayon), etc.
quai m. — plate-forme ou trottoir qui s’étend le long des voies des gares permettant le transbordement des voyageurs ou des marchandises.
R picto — signal de fin de limitation de vitesse (cf. Z).
raccordement f., cf. bifurcation*
rail m. — profilé d’acier laminé, constituant le chemin de roulement et de guidage des roues des véhicules ferroviaires.
rame f. — convoi formé de voitures et/ou de wagons.
rebroussement m. — changement de sens sur une direction. Par exemple, dans une gare en impasse, le train arrivé du nord repart sur une partie commune de la voie avant de poursuivre son itinéraire en direction du sud.
S picto — signal invitant à siffler (cf. Escot).
sémaphore m. — signal d’arrêt employé en signalisation de block, constitué par une aile rouge horizontale en signalisation mécanique et par un feu rouge en signalisation lumineuse.
sous-station f. — centre relais de transport d’électricité entre le producteur de l’énergie électrique et le réseau de distribution du courant (cf. Bidos). La sous-station permet aussi de réguler et de transformer le courant sous divers voltages.
station f. — terme utilisé au moment de la construction des lignes pour désigner une gare plus ou moins importante en fonction du lieu desservi. La station comporte une halle à marchandises avec voies de débord, un abri de quai, une lampisterie, un bâtiment abritant les toilettes et parfois un château d’eau.
talon d’aiguille m. — élément de rail en pointe d’un aiguillage.
talonnable adj. — se dit d’un aiguillage manœuvrable automatiquement par le simple passage d’un convoi ferroviaire arrivant en sens inverse par rapport à la disposition de la pointe d’aiguille.
tampon m. — pièce en acier disposé aux extrémités des véhicules ferroviaires en prévention des chocs.
tension f. — force et nature du courant électrique utilisé (exemples, 1500 volts continu ou 25 kV 50 Hz alternatif). Voir aussi les définitions de la tension et de l'intensité en électricité.
tête de tunnel f. — ouvrage de maçonnerie comportant le portail et les protections à l’entrée du tunnel (cf. Salet).
tire-fond m. — grosse vis à bois, à tête carrée ou polygonale, permettant de fixer le rail aux traverses (croquis).
tiroir m. — voie généralement en cul-de-sac et mouvement destinés à tirer une rame pour la refouler sur une autre voie.
triage m. — action de trier, de choisir en répartissant. Gare de triage : gare spécialisée avec un important faisceau de voies permettant de recevoir des trains de marchandises de diverses provenances, d’en trier les wagons par destinations pour former de nouveaux trains et de les expédier.
turbotrain m. — automoteur équipé de moteurs à turbine à gaz, a été utilisé pour traverser le Massif central (Bordeaux--Lyon). Le procédé est désormais abandonné.
unités multiples f. — plusieurs locomotives accouplées et fonctionnant qu’avec un seul conducteur.
V picto — signal ferroviaire pour indiquer la proximité d'une aiguille prise en pointe (cf. Lurbe).
viaduc f. — ouvrage d'art permetant à la ligne de traverser l’eau ou la route, parfois les deux (cf. Escot, Sarthou).
voie f. — double ligne de rails parallèles, fixée à des traverses placées transversalement sur le ballast servant à la circulation des trains, ainsi que des métros ou des tramways en ville.
voie en corniche f. — voie en déblai d’un côté et parfois en remblai de l’autre (cf. Lurbe).
voie en déblai f. — voie en tranchée (cf. Lurbe).
voie en remblai f. — voie sur talus (cf. Escot--Lurbe).
voiture f. — nom donné à un wagon pour le transport exclusif des voyageurs.
wagon m. — véhicule pour le transport des marchandises. On emploie souvent abusivement le terme pour les voyageurs (wagon-restaurant).
wagon citerne m. — véhicule pour le transports des liquides.
wagon couvert m. — véhicule fermé pour le transport de marchandises diverses.
wagon frigorifique m. — véhicule pour le transport des marchandises réfrigérées.
wagon plat m. — véhicule pour le transport de marchandises.
wagon trémie m. — véhicule pour le transport de marchandise spécialisée, comme les pulvérulents ou les céréales. Le Canfranc était spécialisé dans le maïs.
Y picto — signal ferroviaire annonçant une bifurcation effectuée par un ou plusieurs aiguillages.
Z picto — signal d'exécution de vitesse qui suit un tableau indiquant une limitation de vitesse dans une Zone ou tronçon de voie (cf. picto R).